06-07-2008 22:43:32

Les lieux-dits de Sainte-Eulalie


Le nom des lieux-dits donne de précieuses indications quant à la nature du sol, l'habitat, la qualité ou le défaut d'un bien, d'un occupant.

  • Antonne : pourrait venir d'un nom d'homme gaulois : Antonus mais, plus vraisemblablement, de celui du propriétaire du lieu au 16e siecle.
  • Balesteyre : de balesta : bel, beau et estar : être situé. D'où baleystere : belle situation, beau site. Déformation possible d'arbalesteyre qui signifiait donjon.
  • Baron : du cognonem latin baro ou du titre germanique, devenu surnom : baro; français : baron. Ce lieu-dit était une possession du baron de CAYLA (voir Tour Gueyraud)
  • Bedat s'applique à la terra indominicata, c'est-à-dire à la partie de son domaine que le seigneur s'était réservée en nom propre où ses serfs donnaient les corvées nécessaires à son maintien en bon état. De nombreuses maisons nobles, aux 15ème et 16ème siècles, démembrement de château féodaux plus anciens et ruinés au cours des guerres, s'appelaient  Le Bédat.
  • Bergeon : qui habite près de la berge. Le village portant ce nom est traversé par un ruisseau encaissé entre deux berges profondes.
  • Biscaye : originaire de la Biscaye (Espagne)
  • Bonlieu : origine latine : bonus locus. Le nom primitif du lieu était : risus agni, ris d'agneau. Bonlieu a été donné au moment de la fondation de l'abbaye.
  • Bouscaut : dérivé de l'ancien occitan : bosc : bois.
  • La Brede : du bas latin : bréda, buisson d'épines.
  • Cante Laudet : chante alouette
  • Chauvet : du latin calvitius, de calvus, chauve.
  • Cocujac : du nom de famille noble qui, à l'époque médiévale, possédait une partie de la paroisse sur laquelle était construit son chateau.
  • Coulon : pourrait représenter le latin Colonus, colon (terme féodal) et désigner une ferme tenue par un colon.
  • Côte de Bardinet : du nom de la propriété appartenant autrefois à Badinet.
  • Côte du four à chaux : appellation résultant de la construction à proximité de fours à chaux, au 19e siècle.
  • Côte du télégraphe : en raison du télégraphe qui avait été installé à son sommet.
  • Corbin : viendrait d'un homme courbé
  • Fontaubert : le nom latin fons : source apparaît en composition avec un nom de personne : aubert, du nom germanique : Od-Behrt.
  • Garderat : du nom du propriétaire en 1628
  • Gorgevin devenu BourgeVin lieu propice à la culture de la vigne.
  • Goule du latin : gula : gorge, défilé. A cet endroit se trouvait un pont qui permettait de franchir le Gua, à l limite des paroisses de Bassens et Sainte-Eulalie.
  • Landote : petite lande. Lande, mot d'origine gauloise : vaste espace non cultivé.
  • Langrone ou Langrogne du nom d'un individu qui grogne
  • Largentiere vient du latin argentium : lieu ou il y a de l'argent ou le lieu où on le travaille.
  • Leude : impôt sur l'entrée des marchandises dans un domaine. A l'époque mérovingienne, ce nom était donné à un homme libre qui avait prêté au roi serment de fidélité. La minute du rôle de l'impôt dit du vingtième de 1757 mentionne trois personnes de ce nom dans ce hameau.
  • Macalan : devenu aussi par déformation Bacalan; du nom de son possesseur au 15è siècle.
  • Mathereau : du nom du propriétaire en 1833.
  • Molliere : du latin mollis : mou et du suffixe aria ; partie de terrain mole, humide
  • La motte : nom donné avant la domination anglaise à presque toutes les fortifications élevées sur une butte artificielle et même naturelle.
  • Perrey: du latin petra : pierre, rocher; peut désigner aussi un site antique.
  • Les places : dériv du latin platea, dégénéré du las latin en placia : lieu vacant, terre inculte. Au cours des 12ème et 13ème siècles peuvent signifier des habitats issus de défrichements.
  • Ruade : pourrait venir du nom d'un tenancier u 14e siècle nommé LARUADA comme de celui d'une femme au 18e siècle
  • Ruault : peut être un composé du ru : ruisseau
  • Siret : du nom du sieur de CYRET propriétaire au 18e siècle.